Sri Lanka: libération des civils bloqués dans des camps depuis mai
(Keystone-ATS) Colombo – Le Sri Lanka a libéré les milliers de civils déplacés au cours du conflit contre la rébellion séparatiste tamoule qui étaient parqués dans des camps depuis des mois. Cette détention avait été fustigée par les Nations unies et des associations de défense des droits de l’homme.
Hommes, femmes et enfants ont afflué vers la sortie du vaste centre de réfugiés de Manik Farm, dans le district de Vavuniya, à 260 km au nord de la capitale Colombo. Leur premier désir était de retrouver parents et amis.
La plupart d’entre eux devraient cependant rester basés un moment dans les camps, nombre de leurs villages ayant été détruits au cours du conflit opposant les forces armées au mouvement des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE), qui s’est achevé en mai dernier.
Environ 128’000 civils déplacés au cours de la dernière phase du conflit ont reçu l’autorisation de sortir. Les installations placées sous étroite surveillance militaire ont regroupé jusqu’à 280’000 personnes, en majorité issues de la minorité tamoule.
Quelque 41’000 personnes avaient pu sortir en octobre, soit le plus grand nombre de départs autorisés en une seule fois, selon les chiffres officiels.
Le Sri Lanka avait annoncé le 21 novembre qu’il autoriserait début décembre tous les civils à quitter les camps, satisfaisant ainsi la communauté internationale qui n’avait cessé d’exiger de Colombo leur libération rapide. Le gouvernement a promis leur fermeture définitive d’ici à fin janvier.