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Le récent changement de propriétaire ne ramène pas le calme à la "Basler Zeitung": outre les protestations dans la rue, les Bâlois utilisent un autre moyen de pression. De nombreux lecteurs ont résilié leur abonnement au quotidien bâlois.

La semaine passée, la "BaZ" a perdu plus de mille abonnements, confirme le controversé rédacteur en chef Markus Somm dans une interview au journal dominical alémanique "Sonntagsblick". Cette perte est brutale, regrette-t-il, ajoutant qu'il aimerait regagner chaque abonnement perdu, tout en admettant que ce sera très difficile.

Markus Somm dit toutefois pouvoir comprendre que beaucoup d'abonnés se sentent floués. Il avait déjà écrit dans l'édition de samedi que le manque d'explication claire de Christoph Blocher sur son engagement dans le journal était une faute.

Erreur commise

De son côté, Christoph Blocher explique au "Matin Dimanche" et dans la "SonntagsZeitung" que "l'objectif était de préserver une maison d'édition - pas seulement un journal - qui risquait d'être absorbée par un des grands groupes de presse suisses", précisant qu'il "a fait tout ce qu'il pouvait sans l'acheter directement".

Le financier tessinois Tito Tettamanti, propriétaire de la "BaZ" à travers sa holding MedienVielfalt, reconnaît dans le "Matin Dimanche" avoir "commis une erreur" lors du premier rachat de la "BaZ" en 2010. "Je n'ai pas dévoilé tout de suite l'intention que j'avais de tenir le journal et de laisser la partie industrielle (imprimerie) à Monsieur Blocher", ajoute-t-il.

La ligne que défend sa holding MedienVielfalt (diversité des médias) est "clairement libérale, même libertaire", décrit le nouveau propriétaire du journal bâlois.

ATS