Pour Gstaad, le tennis est une poule aux œufs d’or
Avec quatre joueurs du «top ten» et les Suisses Federer et Rosset, l'affiche de l'édition 2001 de l'open de Gstaad est prometteuse. Mais, au-delà du sport, l'événement vaut surtout par la formidable promotion dont bénéficie la station de l'Oberland bernois.
De lundi à dimanche, près de 47 000 spectateurs vont effectuer le pèlerinage de Gstaad afin d’approcher et d’admirer les as de la petite balle jaune. Parmi eux, quatre joueurs classés parmi les dix meilleurs du monde: Safin, Ferrero, Grosjean et Corretja. Les esthètes apprécieront.
«Notre événement est dix fois plus grand que n’importe quelle autre manifestation dans la station», claironne Jacques Hermenjat. Avec un budget de 7 millions de francs, dont un peu plus de 1 million de «price money», le directeur du plus grand «tennis open» du pays depuis 1968 a de quoi pavoiser.
Mais, au-delà des performances sportives, c’est l’image même de Gstaad et toute l’économie du Saanenland qui vont profiter de la présence des stars du tennis mondial dans l’Oberland.
«Près de 250 journalistes de médias du monde entier vont parler de Gstaad, du canton de Berne et de la Suisse durant une semaine», admet Christophe Neuhaus, responsable des médias du tournoi.
Auteur d’une étude d’impact de la manifestation en 1996, cet ancien universitaire relève que «près de 45% des spectateurs du tournoi restent dans région du Saanenland pour dormir.»
Et la recherche a démontré que ces citoyens suisses (50%), allemands, français, anglais et espagnols dépensent en totalité près de dix millions de francs durant la semaine.
Pour preuve, Stefan Romang, propriétaire du Tea-Room Charly’s depuis sept ans, réalise en une semaine la grande majorité de son chiffre d’affaire de l’été: «c’est la meilleure semaine de l’année. J’ai douze employés en plus durant le tournoi et nous montons deux tentes à côté du restaurant en espérant que les matches soient perturbés par de petites pluies.»
Certes, Gstaad ne vit pas que de ce grand rendez-vous comme se plaît à le remarquer Eduardo Zwyssig, responsable de l’Office du Tourisme de Gstaad. Le beach-volley, le polo, le golf, les festivals de musique classique, de country et le ski participent également au rayonnement de cette région de l’Oberland.
Mais, le tennis restera néanmoins, et pour quelques années encore, la véritable poule aux œufs d’or de Gstaad.
Mathias Froidevaux, Gstaad
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