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WikiLeaks: des partis français auraient profité de fonds gabonais

(Keystone-ATS) Paris – Des dirigeants gabonais, dont Omar Bongo, auraient détourné une trentaine de millions d’euros d’une banque africaine à leur profit mais aussi pour financer des partis politiques français. L’information provient d’un télégramme diplomatique américain obtenu par WikiLeaks et publié par El Païs.
Un responsable anonyme de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) mentionne l’ancien président français Jacques Chirac et son successeur Nicolas Sarkozy parmi les bénéficiaires de ce financement politique, tout en affirmant ne pas être en mesure de vérifier la véracité de ces allégations.
L’Elysée ne commente pasContacté jeudi par Reuters, l’Elysée n’a pas souhaité commenter cette note, qui fait partie de quelque 250’000 télégrammes diplomatiques que le site internet WikiLeaks s’est procuré et qu’il a entrepris de publier en collaboration avec plusieurs quotidiens européens, dont El Pais.
Selon cette note, l’affaire du détournement de la BEAC a été découverte à la faveur d’un audit interne. «Selon la source de l’ambassade, de hauts responsables gabonais, dont l’ancien président Omar Bongo et son fils Ali Bongo ont bénéficié du détournement», peut-on y lire.
Bongo, préféré des Français»Bongo était le président préféré de la France en Afrique, c’est la Françafrique classique», a expliqué la source citée par le télégramme diplomatique américain.
Ancien sous-officier de l’armée française, Omar Bongo est mort en juin 2009 après 41 ans à la tête de cette ancienne colonie française, après avoir été l’un des alliés diplomatiques de tous les présidents français de la Ve République. Son fils Ali lui a succédé.

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