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Attaque au couteau à Annecy en 2023: l’auteur renvoyé aux assises

Keystone-SDA

L'auteur de l'attaque au couteau survenue en 2023 à Annecy a été renvoyé aux assises mercredi pour tentatives d'assassinat. L'homme avait attaqué quatre jeunes enfants et deux adultes dans un parc public de la ville avant d'être arrêté.

(Keystone-ATS) Les juges d’instruction ont considéré que le suspect, un réfugié syrien «était possiblement atteint de trouble n’ayant pas aboli mais altéré son discernement», a annoncé mercredi la procureure Line Bonnet dans un communiqué. Leur décision est conforme aux réquisitions du parquet mais peut encore faire l’objet d’un appel, précise-t-elle.

Le 8 juin 2023, cet homme d’une trentaine d’années, à la dérive après plusieurs années de vie stable en Suède, s’était soudainement attaqué à des enfants sur une aire de jeu près du centre historique d’Annecy.

Il avait grièvement blessé quatre d’entre eux, âgés de 22 à 36 mois, dont une Britannique et une Néerlandaise, et deux promeneurs septuagénaires, avant d’être interpellé. La justice avait très vite écarté toute motivation terroriste.

Après avoir fui son pays en guerre via la Turquie, ce chrétien d’Orient avait obtenu fin 2013 le statut de réfugié en Suède mais avait ensuite échoué à obtenir la nationalité suédoise.

Il avait quitté son pays d’accueil en mars 2022 après s’être séparé de son épouse suédoise d’origine syrienne et réfugiée, lui laissant la garde de leur fille de trois ans. Il était passé par l’Italie et la Suisse avant d’arriver en octobre 2022 à Annecy, où il a vécu sans domicile fixe jusqu’à l’attaque.

Le drame avait secoué la ville et le pays. Des images de l’attaque filmées par des témoins avaient massivement circulé sur les réseaux sociaux.

Lors de l’instruction, une première expertise psychiatrique avait conclu à l’abolition du discernement de l’accusé, excluant toute réponse pénale car cela signifie que l’intéressé n’est pas en capacité de comprendre la gravité de ses actes.

Mais une seconde expertise a estimé qu’il souffrait d’une simple «altération» du discernement et était responsable de ses actes, permettant cette fois-ci d’envisager un procès. C’est cette expertise qui a donc été retenue par les juges d’instruction.

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