Record de nouvelles entreprises et d'investissements dans les start-up

Ces dernières années, on a assisté à une prolifération de parcs d'innovation pour les start-up et les PME en Suisse, comme ici à Wohlen dans le canton d'Argovie. © Keystone / Gaetan Bally

L'année dernière, 44’482 entreprises ont été créées en Suisse, le nombre le plus élevé jamais enregistré. Les investissements dans les start-up ont également connu une forte croissance, dépassant pour la première fois les deux milliards de francs.

Ce contenu a été publié le 17 janvier 2020 - 11:04

Le ralentissement de l’économie de la zone euro, les incertitudes liées au Brexit et la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ont pesé sur les performances économiques de la Suisse en 2019: selon les dernières estimations du Secrétariat d'État à l'économie (SECO), la croissance du produit intérieur brut n'a pas dépassé 0,9%.

Cette évolution conjoncturelle modérée n'a toutefois pas découragé les entrepreneurs: le nombre de nouvelles entreprises a augmenté de 3% par rapport à l'année précédente, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis la publication de la feuille officielle suisse du commerce (FOSC) en 1883.

La création de nouvelles entreprises a connu une progression plutôt constante au cours de la dernière décennie. Cette tendance était favorisée par la bonne stabilité de l'économie suisse durant cette période et par les mesures prises par la Confédération et les cantons pour faciliter les pratiques administratives et juridiques des petites et moyennes entreprises (PME). Ce n’est qu’en 2015 qu’un recul notable a été enregistré à la suite de la flambée du franc provoquée par la décision de la Banque nationale suisse d'abandonner le taux plancher face à l’euro.

Contenu externe

En tenant compte des sociétés qui ferment leurs portes, il y a en moyenne environ 5000 entreprises de plus en Suisse chaque année. Aujourd’hui, on en compte environ 600'000 au total, dont 99% sont des PME, c'est-à-dire des entreprises de moins de 250 salariés.

Alors que le travail indépendant attire de plus en plus de personnes actives en Suisse, la création de nouvelles entreprises reste une option risquée. Déjà après la première année, environ 20% des nouvelles entreprises sont obligées de déposer le bilan et seulement la moitié parviennent à survivre au-delà de cinq ans. Selon l'Office fédéral de la statistique, 8,7 % des travailleurs indépendants étaient dans la pauvreté en 2017, contre 3,7 % des salariés.

Comme dans la direction et les conseils d'administration, il y a aussi une nette prédominance des hommes dans la création d'entreprises. Selon une analyse de données effectuée par l'«Institut für Jungunternehmen» (IFJ), les trois quarts des entreprises ont été fondés par des hommes en 2019. Un pourcentage exact est difficile à déterminer, car de nombreuses entreprises sont créées par plusieurs personnes. Selon l’IFJ, la Suisse est encore légèrement en retard par rapport à la moyenne internationale en ce qui concerne le nombre de nouvelles entreprises créées par des femmes.

Forte croissance des start-up

D'autre part, de plus en plus de jeunes abandonnent une carrière de salarié plus facile pour se lancer dans l'entrepreneuriat, comme en témoigne la multiplication des start-up au cours de la dernière décennie, c'est-à-dire des entreprises caractérisées par un produit hautement innovant et un fort potentiel de croissance. Une grande partie des start-up suisses sont créées par des étudiants, des doctorants ou des jeunes diplômés de hautes écoles, en particulier des Écoles polytechniques fédérales.

Les investisseurs ont de plus en plus confiance en ces jeunes entreprises: les fonds mis à disposition des start-up ont dépassé pour la première fois le seuil du milliard de francs en 2018 et celui des 2 milliards de francs l'année dernière.

Contenu externe


Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article