Européens: record et 4e place finale finale du 100 m pour Kambundji
(Keystone-ATS) Munjinga Kambundji a fait chavirer le Letzigrund et n’a manqué une médaille sur 100 m que pour quelques centièmes!
Dieu, qu’une 4e place peut être belle parfois! Personne ne dira que Mujinga Kambundji a «échoué au pied du podium» en finale des Championnats d’Europe du 100 m à Zurich, tant sa 4e place de mercredi soir, assortie d’un record de Suisse deux heures plus tôt en demi-finales, était inattendue.
L’athlète de Köniz a signé une forme de triple exploit au Letzigrund. Dans une discipline qui n’est pas vraiment une spécialité suisse, elle a d’abord pulvérisé le record national en demi-finales en 11»20, douze centièmes plus vite que la précédente marque qu’elle avait établie en séries la veille.
En finale, elle en a «remis une couche» en courant en 11»30, sous la pluie, par une température de 13 degrés et un vent contraire de 1,7 m/s! Dans un sport avare en surprises, Kambundji a tutoyé le podium alors qu’elle ne détenait que le 25e chrono européen de l’année. Très prometteur avant le relais 4 x 100 m ce week-end et le 200 m, où elle sera aussi en lice dès jeudi. Kambundji, tête baissée jusqu’aux 30 m et accélération parfaite, se révèle une partante hors pair.
Possible que la nouvelle piste ultrarapide du «Letzi» ait boosté les chronos. Le titre a été décroché par la Néerlandaise Dafne Schippers en 11»12, devant la Française Myriam Soumaré (11»16) et la Britannique Ashleigh Nelson (11»22). Schippers est à la base… une heptathlonienne, elle qui fut médaillée de bronze de la discipline aux Mondiaux 2013.
Pascal Mancini a lui aussi largement dépassé les attentes en se classant au 13e rang final sur 100 m, en 10»38. Il n’aura finalement manqué que 0»08 au Fribourgeois pour atteindre la finale. «Je suis très content, d’autant que c’était difficile avec les conditions, vent, la fraîcheur et le retard (le départ avait été repoussé). J’ai réussi un excellent départ. Une belle expérience pour l’avenir quand je courrai en 10»15…!» Le champion de Suisse n’avait jamais évolué à ce niveau.