Isère: cinq jeunes en garde à vue pour violences sur un maire
(Keystone-ATS) Quatre mineurs de 17 ans et un homme de 19 ans ont été placés en garde à vue mercredi. Ils sont suspectés d’avoir agressé le maire de la commune rurale du département français de l’Isère, a-t-on appris auprès du parquet de Grenoble.
Leurs gardes à vue pour «violences sur le maire de Miribel-Les-Echelles» devaient être prolongées jusqu’en soirée, voire jeudi matin, a précisé le procureur adjoint Boris Duffau. Ces cinq jeunes n’habitent pas la petite commune de quelque 1700 habitants située dans le parc régional naturel de la Chartreuse, selon le parquet.
Certains vivent à Moirans et Saint-Jean-de Moirans, à une vingtaine de kilomètres des lieux de l’agression. D’après le quotidien régional Dauphiné Libéré, ils sont déjà connus de la justice pour divers délits.
L’agression s’est déroulée dans la soirée du 27 juillet. Williams Dufour, édile âgé de 51 ans, était en réunion avec deux conseillers municipaux lorsqu’il a entendu des bruits de scooters puis de feux d’artifice sur la place du village.
Le maire, annonçant sa fonction, avait alors demandé aux adolescents de «cesser leurs nuisances». Les jeunes n’avaient pas obtempéré: l’un d’eux a menacé M. Dufour avec un feu d’artifice, qui a cherché à le maîtriser mais a été brûlé, tandis qu’un autre l’a frappé au visage, selon les informations du parquet.
Légèrement blessé, M. Dufour a reçu sept jours d’incapacité totale de travail (ITT). L’agression avait fait réagir le gouvernement, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin estimant sur Twitter qu'»agresser un maire, c’est s’attaquer à la République».
«Ce qui m’a frappé, c’est que ces jeunes avaient de la haine vis-à-vis de moi, alors que nous ne nous connaissons pas !», avait de son côté confié le maire au Dauphiné Libéré. Mais l’édile, qui exerce son premier mandat, avait aussi assuré ne «pas se sentir découragé par cet incident».
Mardi soir, le maire d’un petit village de Gironde (sud-ouest) a été agressé et frappé à Saint-Philippe d’Aiguille après avoir protesté contre du tapage nocturne auprès d’un groupe de personnes écoutant de la musique trop forte. Le maire s’est vu prescrire cinq journées d’ITT.