Mexique: la côte pacifique résiste au passage de l’ouragan Polo
Des rues inondées, des arbres couchés et des toits arrachés, mais pas de mort ni de blessé grave: les villages du littoral pacifique au Mexique ont résisté mardi au passage de l'ouragan Polo.
(Keystone-ATS) Ce dernier a touché terre dans la nuit de lundi à mardi comme ouragan oscillant entre 2 et 3 sur les 5 degrés de l’échelle de Saffir-Simpson, avec des vents allant jusqu’à 175 km/h. Polo a frappé l’Etat de Basse-Californie du Sud, où les autorités n’ont pas signalé de décès.
Il s’est ensuite affaibli en tempête tropicale en remontant vers le nord-est, à l’intérieur des terres mexicaines. Jusqu’à 20 centimètres de pluie sont attendus dans l’Etat de Sonora, a indiqué le centre américain des ouragans (NHC).
L’oeil du cyclone a atteint le village de pêcheurs de Las Barrancas, largement inaccessible mardi après l’effondrement d’un pont routier provoqué par la crue d’une rivière, a constaté l’AFP.
Plus au sud, sur le littoral de l’Etat de Basse-Californie du Sud, les rues ont été inondées et l’électricité coupée dans plusieurs communes, parmi lesquelles le petit port d’Adolfo Lopez Mateos et celui de San Carlos, connu pour l’observation des baleines.
Dans ces localités vivant du tourisme et faites de maisons modestes, certaines en parpaings, d’autres en bois avec un toit de tôle, les dommages ont été limités.
«Le diable était lâché»
«Le hurlement du vent était terrifiant. On aurait dit que le diable était lâché», a témoigné auprès de l’AFP Elvira Sanchez, qui a affronté la tempête dans une école primaire transformée en abri à Puerto Adolfo Lopez Mateos.
Sa maison faite de bois de récupération est toujours debout après le passage de l’ouragan, même si les toits en tôle de la cuisine et de la chambre ont été arrachés.
Polo «a apporté peu de pluie. C’était surtout du vent», a observé Victor Garcia, un habitant de Puerto San Carlos, en ramassant les branches tombées sur sa maison.
L’armée avait déployé dès lundi près de 7000 militaires dans cet Etat, où les cours et les activités maritimes ont été suspendus.
Le gouverneur de Basse-Californie du Sud, Victor Castro, en visite dans un abri, a indiqué à l’AFP que les infrastructures locales avaient subi «peu de dégâts». La nature a décidé d’être «clémente cette année», a-t-il estimé.
Un navire militaire a accosté dans la zone avec 2000 colis de nourriture et de produits de première nécessité, de l’eau potable, des pelleteuses, des bateaux pneumatiques et un hélicoptère, «pour apporter un soutien à la population», a annoncé la marine.