Tir nord-coréen: Trump "ne permettra plus" que Pékin n'agisse pas

Donald Trump accuse à nouveau Pékin (archives). KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE sda-ats

Le président américain Donald Trump a accusé samedi la Chine d'inaction face à la Corée du Nord, après un nouveau tir par Pyongyang d'un missile balistique intercontinental. Il a estimé que Pékin pourrait "facilement résoudre ce problème".

"Je suis très déçu par la Chine (...) Elle ne fait rien pour nous avec la Corée du Nord, hormis parler", a écrit le 45e président des Etats-Unis sur Twitter. "Nous ne permettrons plus que cela continue. La Chine pourrait facilement résoudre ce problème!", a-t-il encore lancé.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson avait déjà estimé un peu plus tôt, qu'"en tant que soutiens économiques du programme nucléaire balistique" de Pyongyang, Pékin et également Moscou portaient une "responsabilité spéciale" dans l'aggravation de cette menace.

La Corée du Nord a procédé vendredi à un nouveau tir expérimental de missile balistique intercontinental (ICBM), susceptible d'atteindre les Etats-Unis, déclenchant la condamnation de la Maison-Blanche et une réprimande de Pékin. Pyongyang a qualifié l'essai "d'avertissement solennel" pour Washington.

Bombardiers américains

En réaction, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont mené un exercice militaire en utilisant des missiles tactiques (ATACMS) sol-sol américains et des missiles balistiques sud-coréens Hyunmoo II. Séoul a en outre annoncé l'accélération du déploiement, gelé en juin, du bouclier antimissiles américain Thaad sur son territoire, s'attirant une sévère mise en garde de Pékin.

Deux bombardiers B-1B de l'US Air Force ont également survolé la péninsule coréenne en riposte aux récents essais de missile, a annoncé l'armée américaine.

Les avions ont décollé d'une base américaine de l'île de Guam, dans l'archipel des Mariannes, et ont été rejoints pendant l'exercice par des avions de combat japonais et sud-coréens. "Nous sommes prêts à répondre par une force rapide, mortelle et écrasante à l'heure et à l'endroit de notre choix", a indiqué le général Terrence J. O'Shaughnessy, à la tête de l'aviation américaine dans le Pacifique.

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