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Cinquante organisations des droits humains interpellent les multinationales suisses. Dans une pétition adressée au Conseil fédéral et au Parlement, elles exigent des dispositions qui obligeraient les entreprises à respecter les droits humains et les standards environnementaux.

Glencore au Congo, Triumph en Thaïlande ou Axpo en Russie: des entreprises suisses violent les droits humains et les standards environnementaux dans leurs activités à l'étranger, rappellent jeudi à Berne les organisations, rassemblées sous la bannière de la campagne "Droit sans frontières" et d'Alliance Sud.

Ces questions sont trop importantes pour être laissées au bon vouloir des entreprises, estime "Droit sans frontières". L'ancien conseiller aux Etats Dick Marty (PLR/TI) appelle la Suisse à établir des règles claires dans l'intérêt aussi de sa propre réputation.

Contrôles trop faibles

Certaines entreprises sous la pression de campagnes publiques ont pris des mesures, mais leur mise en oeuvre dépend de la bonne volonté des entreprises. "Et les mécanismes de contrôle sont très faibles", relève Danièle Gosteli Hauser d'Amnesty International.

"Aujourd'hui, une maison mère n'est pas responsable des actes commis par ses filiales et ses fournisseurs", déplore Chantal Peyer de Pain pour le Prochain/Action de Carême.

En cas, par exemple, de violations des droits humains par une filiale de Glencore au Congo, les victimes n'ont aucune possibilité de porter plainte contre la maison mère en Suisse, "une situation très grave dans de tels pays".

Le Conseil fédéral vient de proposer une règlementation claire et rapide des sociétés de sécurité privée actives à l'étranger. Pour Urs Rybi de la Déclaration de Berne, il est incompréhensible que la Suisse continue de prôner l'autorégulation volontaire pour le reste des entreprises.

ATS