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Stephan Eicher peine à enflammer Montreux

Les duos Eicher-Irina Ungureanu n'ont guère convaincu pour cause de tessitures trop décalées. Keystone

Familier du Festival de Montreux, Stephan Eicher a donné dimanche soir un concert tout en contrastes sur la scène du Casino. Une prestation de deux heures et demie qui n'a pas mis le feu au lac, malgré un «Smoke on the Water» version tzigane.

Le Bernois était le dernier à se produire au Casino, réinvesti par le festival après huit ans d’absence. Comme à son habitude, il s’était entouré d’une quinzaine de musiciens, à l’enseigne du «Lost and Found Orchestra» qui avait joué en mars dernier à Bienne pour la visite du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan.

Recréé pour l’occasion à la demande de Claude Nobs, cet ensemble «perdu et retrouvé» regroupait des musiciens de tous horizons. Des Tziganes roumains et hongrois avec violons et tympanon entouraient la chanteuse roumaine Irina Ungureanu.

Ambiance feutrée

La touche gipsy donnait le ton. Mais il y avait aussi le guitariste et bluesman français Paul Personne, le chanteur bernois Tinu Heiniger à la clarinette, un quatuor à cordes et une petite section de cuivres.

Stephan Eicher l’avait annoncé: le concert a laissé une grande place à la spontanéité et à l’ambiance. Celle-ci fut feutrée. En partie attablé en contrebas de la scène, le public a dégusté une soirée toute en nuances, où des airs de violons endiablés ont alterné avec d’anciens tubes du maître.

«Les filles du Limmatquai» version jazzy, «Déjeuner en paix» mâtiné de «Twist and Shout», en duo avec Irina, Stephan Eicher s’est fait plaisir à revisiter ses classiques. Il faudra toutefois attendre près de deux heures pour que le public se lève, sur «Hemmige».

Hymne officieux

Le Bernois enchaîne avec «Smoke On The Water» de Deep Purple, hymne officieux du festival, qui rappelle l’incendie du Casino le 3 décembre 1971. Le public est toujours debout, de modestes fumigènes entrent en action, les musiciens tziganes s’en donnent à cœur joie et la mayonnaise finit par prendre.

Il était temps. Il y aura encore trois rappels, pour un concert qui au final n’aura décollé que lors de quelques instants de grâce.

Les duos Eicher-Irina Ungureanu – en particulier dans «Make You Feel My Love» de Bob Dylan – n’ont guère convaincu pour cause de tessitures trop décalées. En revanche, la chanteuse roumaine s’est avérée très émouvante en solo.

C’est également en solo, accompagné aux claviers par Achim Meier, ou en duo avec Paul Personne, que Stephan Eicher a montré le meilleur de lui-même. On ne peut que se réjouir de la sortie d’un «best of» en septembre, sous forme d’un double CD.

swissinfo avec les agences

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