Tour de vis sécuritaire au Palais fédéral
Les contrôles sont renforcés, depuis lundi, au Palais fédéral. Ce tour de vis fait suite à une occupation, en décembre dernier, du bâtiment par des Kurdes. Mais pour autant, le Palais ne se transforme pas en une forteresse.
Le renforcement des contrôles se fera en deux étapes. Dès lundi, il y aura des entrées distinctes pour les simples visiteurs et les personnes munies d’un laissez-passer permanent (parlementaires, fonctionnaires, journalistes, etc…). Autre nouveauté, les visiteurs devront laisser une pièce d’identité à l’entrée du bâtiment.
La deuxième étape débutera après la session parlementaire d’automne. Une entrée sera alors spécialement aménagée pour les visiteurs. De plus, leurs bagages seront fouillés.
Ce renforcement des contrôles doit permettre d’éviter de fâcheux incidents. Les autorités veulent éviter que le bâtiment soit une nouvelle fois occupé, comme ce fut le cas en décembre dernier, explique Daniel Scheidegger, responsable de la sécurité.
Un groupe d’activistes turcs et kurdes avait alors investi le Palais en se mélangeant aux touristes. Les manifestants, qui entendaient protester contre les conditions de détentions en Turquie, s’étaient barricadés durant deux heures dans l’antichambre du Conseil des Etats.
Suite à des négociations, les activistes avaient finalement accepté de quitter les lieux sans intervention policière. L’incident s’était donc bien terminé, mais les autorités ne souhaitent pas renouveler l’expérience, d’où un renforcement des contrôles.
Il n’est pourtant pas question de faire du Palais une forteresse inexpugnable. «Nous voulons conserver une politique d’ouverture conforme à la tradition suisse», déclare Daniel Scheidegger. Et il est vrai que, en comparaison internationale, l’accès au Parlement reste relativement aisé pour les visiteurs.
Les touristes étrangers sont d’ailleurs également surpris de la proximité des hommes politiques. Il n’est par exemple pas rare de croiser un conseiller fédéral dans les rues ou des établissements publics de Berne. Peut-être parce qu’au pays de la démocratie directe, le citoyen reste roi…
Olivier Pauchard, Palais fédéral
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