Fribourg: un contre-projet «bien trop tardif», estime le PSF
Le Parti socialiste fribourgeois (PSF) se montre déçu de la présentation par le Conseil d'Etat d'un contre-projet indirect à son initiative populaire cantonale "Pour des primes abordables". Il juge le projet "bien trop tardif" et "particulièrement insatisfaisant".
(Keystone-ATS) «Il aura fallu attendre cinq ans, l’expiration de tous les délais légaux et une claire démonstration du soutien de la population fribourgeoise à une telle mesure dans les urnes pour que le Conseil d’Etat daigne enfin se saisir du dossier», a réagi mercredi le PSF. L’initiative exigeait de plafonner les primes à 10% du revenu des ménages.
Entre-temps, la population fribourgeoise a voté sur un texte similaire au niveau fédéral et l’a largement plébiscité, à plus de 55% des voix, rappelle le communiqué. «Prétextant dans un premier temps vouloir connaître le résultat de la votation, puis les détails de la mise en œuvre du contre-projet, le Conseil d’Etat a brillé par son inaction.»
Situation dégradée
«L’inaction peut sembler anodine, pourtant, durant cette même période, les hausses de primes se sont accumulées pour la population qui a payé jusqu’à 2500 francs (pour une famille avec deux enfants) par année de plus durant la même période», a ajouté le PSF. Ce dernier veut maintenant prendre le «temps d’analyser la situation en détail».
Le contre-projet du Conseil d’Etat vise à plafonner les primes à 10,5% du revenu, juste au-dessus du minimum fixé par le contre-projet fédéral en termes de dépenses effectives, notent les socialistes fribourgeois. «Force est de constater que sans l’initiative du PSF, le Conseil d’État aurait appliqué à la lettre le contre-projet fédéral.»
«Cependant, en ne respectant par la direction indiquée par la population en 2024, le Conseil d’Etat joue, une fois de plus dans ce dossier, avec les limites démocratiques», a déploré encore le PSF.