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Rohingyas: le CICR "choqué" par la situation à Rakhine

L'aide n'arrive que par l'armée ou les différentes entités de la Croix-Rouge dans le nord de l'Etat de Rakhine (archives). KEYSTONE/EPA/NYUNT WIN sda-ats
Ce contenu a été publié le 25 octobre 2017 - 14:31
(Keystone-ATS)

Le CICR est "choqué par le niveau de destruction" dans le nord de l'Etat birman de Rakhine d'où ont fui récemment plus de 600'000 Rohingyas. Au Bangladesh, le chef de la Fédération (FICR), autre entité de la Croix-Rouge, a partagé la même réaction sur les réfugiés.

Le chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Birmanie, Fabrizio Carboni, a pu survoler en hélicoptère la zone affectée, avant d'aller à la rencontre de la population qui est restée. Les habitants "sont choqués dans toutes les communautés" par les violences il y a près de deux mois, a-t-il dit sur les réseaux sociaux, de retour à Sittwe, la capitale de cet Etat.

Ils ne vont plus cultiver leurs terres agricoles et les pêcheurs ne vont plus en mer. Le CICR tente de les assister. Par ailleurs, entre 4000 et 5000 personnes attendent à la frontière de pouvoir rejoindre le Bangladesh, ajoute M. Carboni. "Les conditions sanitaires sont mauvaises" et certaines sont malades.

"La situation humanitaire est terrible", estime le chef de la délégation. Le gouvernement birman a demandé au CICR, mais aussi à la Fédération internationale des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et la Croix-Rouge locale, de répondre aux besoins humanitaires.

Visites dans deux sites

Le mandat est "énorme" parce que l'accès est difficile et qu'il faut parfois chercher où se trouvent les déplacés. Le CICR a fait venir des collaborateurs du reste du pays et de la région. Un bateau avec 400 tonnes de nourriture est attendu dans les prochains jours. L'organisation apporte aussi une assistance en terme d'eau potable, d'accès aux mesures d'hygiène ou encore de santé.

Désormais, les Rohingyas fuient en raison des "restrictions" qui leur sont imposées, mais aussi parce qu'ils redoutent de nouvelles violences, estime M. Carboni. Il faut une solution "politique" pour tous les habitants du nord de l'Etat de Rakhine.

De son côté, le secrétaire général de la FICR Elhadj As Sy est arrivé mercredi à Cox's Bazar pour deux jours pour évaluer la situation des Rohingyas arrivés de Birmanie au Bangladesh. Il a visité un centre de distribution où il s'est dit sur les réseaux sociaux "choqué", mais aussi "impressionné" par les conditions.

Il s'est ensuite rendu à l'hôpital de 60 lits établi ces dernières semaines par la FICR. Il doit aussi annoncer une augmentation importante de l'appel d'urgence lancé par son organisation pour l'assistance aux plus de 900'000 Rohingyas arrivés, après plusieurs vagues de violences, au Bangladesh.

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