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Jusqu’où l’État doit-il intervenir pour orienter nos choix alimentaires?

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Correspondante au Palais fédérale pour SWI swissinfo.ch, je décrypte la politique fédérale pour les Suisses de l'étranger. Après des études à l'Académie du journalisme et des médias de l’Université de Neuchâtel, mon parcours professionnel m'a d'abord menée dans divers médias régionaux, au sein des rédactions du Journal du Jura, de Canal 3 et de Radio Jura bernois. Depuis 2015, je travaille au sein de la rédaction multilingue de SWI swissinfo.ch, où je continue à exercer mon métier avec passion.

Des salades plutôt que des vaches? L’initiative soumise au vote le 27 septembre demande à la Confédération d’encourager la production et la consommation d’aliments d’origine végétale. Elle relance la question du rôle de l’État dans nos choix alimentaires.

Une mesure pour rendre l’agriculture plus durable ou «un diktat vegan»? L’initiative «Pour une alimentation sûre», soumise au vote le 27 septembre, divise.

Le texte, élaboré par la militante écologiste Franziska Herren, vise à faire passer le degré d’autosuffisance alimentaire de la Suisse de 46% à au moins 70%. Pour y parvenir, il demande à la Confédération d’adapter sa politique agricole afin d’encourager la production et la consommation de denrées alimentaires végétales plutôt qu’animales.

L’initiative relance ainsi le débat sur l’intervention de l’État dans nos choix alimentaires. Qu’en pensez-vous? Est-il légitime que l’État encourage certains choix alimentaires au nom de la durabilité ou cela constitue-t-il une atteinte à la liberté de choix des consommateurs?

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G
Ghamari
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L'État doit garantir la sécurité d'approvisionnement, mais sans dicter le régime alimentaire des citoyens. La voie suisse passe par la subsidiarité : la Confédération fixe des objectifs mesurables en matière d'approvisionnement, d'environnement et de résilience face aux crises. Les cantons et les communes adaptent la mise en œuvre en fonction du sol, du climat et de la culture régionale. Les agriculteurs prennent des décisions entrepreneuriales concernant leur production, tandis que les consommateurs conservent leur liberté de choix. Les subventions devraient être octroyées en fonction d’un impact vérifiable, et non selon des critères idéologiques. La sécurité alimentaire repose sur un grand nombre de producteurs régionaux solides, des méthodes de culture diversifiées et des chaînes d’approvisionnement courtes, et non sur un modèle imposé de manière centralisée.

Der Staat soll die Versorgungssicherheit gewährleisten, aber nicht den Speiseplan der Bürger schreiben. Der schweizerische Weg heisst Subsidiarität: Der Bund setzt messbare Ziele für Versorgung, Umwelt und Krisenfestigkeit. Kantone und Gemeinden gestalten die Umsetzung nach Boden, Klima und regionaler Kultur. Landwirte entscheiden unternehmerisch über ihre Produktion, Konsumenten behalten ihre Wahlfreiheit. Fördergelder sollten nach überprüfbarer Wirkung fliessen, nicht nach Ideologie. Ernährungssicherheit entsteht durch viele starke regionale Produzenten, vielfältige Anbaumethoden und kurze Versorgungsketten, nicht durch ein zentral verordnetes Modell.

P
Peter1
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Non, la Suisse ne devrait subventionner aucune production alimentaire, surtout pas pour favoriser des régimes alimentaires malsains. La Suisse peut et doit taxer les importations, tout comme d’autres pays peuvent taxer les exportations en provenance de Suisse. Il est évident que la Suisse ne peut pas cultiver certains produits, comme les bananes par exemple. Pour certains produits (comme le blé), d’autres pays peuvent les cultiver à moindre coût et avec une meilleure qualité. Le commerce des produits est une logique. Grâce à la réglementation et à la fiscalité, la majorité des citoyens (ce qui devrait être obligatoire) peut décider de la meilleure utilisation d’un terrain. La population pourrait décider que certaines terres ne soient pas exploitées (c’est-à-dire qu’elles restent à l’état naturel). Elle pourrait décider que toute la production alimentaire nécessitant l’utilisation de terres soit importée. Cependant, aucun gouvernement ne devrait déterminer, par le biais de subventions ou de réglementations, quels aliments une personne doit consommer – cela reviendrait à une socialisation dictatoriale. La Suisse prône la démocratie, mais dans certains domaines politiques (par exemple en matière de climat), elle a déjà évolué vers un gouvernement socialiste. La Suisse ne devrait jamais avoir d’autres relations avec l’UE que le commerce de biens et de services.

No Switzerland should not subsidise any food production especially to cater for unhealthy diets. Switzerland can and should tax imports just as other countries may tax exports from Switzerland. It is clear that Switzerland can not grow some produce eg bananas. For some produce (eg wheat) other countries can grow it cheaper and better quality. Trading products makes sense. Through regulation and taxing the citizen as a majority (should be compulsory) can decide on the best use of land a terrain. The people could decide that some land is used for nothing (ie remains natural). They could decide that all food production that requires land used is imported. However, no government should determine by subsidies or regulation what any food a person consumes -that would be socialisation by dictatorship. Switzerland talks about democracy but in some policies (eg with Climate) it has already moved to a socialist government. Switzerland should never have anything to do with the EU other than trade goods and service.

M
mrch6003
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@Peter1

Le gouvernement suisse consacre environ 3,6 à 3,7 milliards de francs suisses par an aux subventions agricoles. Plus de 80 % de cette somme est destinée à l’élevage et moins de 20 % à l’agriculture végétale. Dans de nombreuses régions du pays, l’élevage disparaîtrait sans ces subventions ; si vous aviez le dernier mot, de nombreuses communautés rurales s’effondreraient. Cette issue vous conviendrait peut-être, mais vous devez simplement savoir que ce serait la conséquence.__Sur le plan climatique, la Suisse va être confrontée à un problème majeur si elle compte sur les importations alimentaires. Nous constatons déjà que les rendements agricoles commencent à baisser dans de nombreuses grandes régions de production alimentaire, de l’Europe à l’Asie en passant par les Amériques. Cela entraîne déjà une hausse des prix des denrées alimentaires, mais cela ne tardera pas à provoquer également des pénuries alimentaires. Certains pays ont déjà commencé à interdire les exportations de denrées alimentaires, car ils n’en ont pas assez pour à la fois nourrir leur propre population et permettre aux producteurs de réaliser des bénéfices en vendant à des prix plus élevés à l’étranger.__Cela rendra des pays comme la Suisse très vulnérables s’ils ne peuvent pas subvenir à leurs propres besoins alimentaires grâce à leur production nationale. __En matière d’efficacité de la production alimentaire, l’agriculture végétale est 5 à 10 fois plus efficace en termes de production de nutriments par unité de surface. __De plus, en Suisse, la majorité des terres arables est utilisée pour cultiver des plantes destinées à l’alimentation animale, et non à la consommation humaine, mais environ 80 à 95 % de la valeur nutritionnelle de ces cultures est perdue pour les humains, car elles servent à nourrir des animaux qui ne transforment que 5 à 20 % de ces nutriments en viande, produits laitiers, etc., que les humains consomment. C'est un gaspillage incroyable alors que la terre et l'eau se font rares.____Votre idée de laisser l'industrie alimentaire à un système purement régi par le marché repose sur des chaînes d'approvisionnement qui sont en train de se contracter et qui vont commencer à s'effondrer. Elle repose sur l'hypothèse que nous pouvons toujours acheter la nourriture d'autrui, mais ce n'est de plus en plus le cas. Elle repose sur l’hypothèse selon laquelle nous devrions faire confiance au marché pour répondre aux besoins de la société, alors qu’en réalité, les marchés fonctionnent pour satisfaire les besoins des acteurs les plus puissants qui les composent. Cela peut convenir lorsqu’il s’agit de montres ou de voitures, mais c’est la recette d’un effondrement sociétal lorsque l’on applique ce principe à des éléments indispensables à la vie, comme l’alimentation.

The Swiss government spends roughly CHF 3.6–3.7 billion a year on subsidies to agriculture. more than 80% of that goes to animal agriculture and less than 20% on plant agriculture. There are many parts of the country where animal agriculture would end without subsidies so if you had your way, many rural communities would collapse. You might be happy with that outcome but you just need to know that would be the consequence.__In terms of the climate, Switzerland is going to face a major problem if it relies on food imports. We are already seeing that food yields are starting to fall across many major areas of food production from Europe to Asia to the Americas. that is already driving increases in food prices but it will not be long before it also leads to food shortages. Countries have already started banning exports of food because they do not have enough to both feed their own people and allow for exports to allow food producers to make profit from selling at higher prices overseas.__That will leave countries like Switzerland very vulnerable if it cannot feed itself based on domestic production. __When it comes to the efficiency of food production, plant agriculture is 5-10x more efficient in terms of production of nutrients per unit area of land. __And not only that, but in Switzerland, the majority of arable land is being used to grow crops for animals, not for human consumption, but then about 80-95% of the nutritional value of those crops are lost to humans because they are fed to animals which only convert 5-20% of those nutrients into meat or dairy etc that humans consume. It is incredibly wasteful when land and water are scarce.____Your idea of leaving the food industry to a purely market-driven system relies on supply chains that are in the process of contracting and will start collapsing. It relies on the assumption that we can always buy other people's food, but that is increasingly not the case. It relies on the assumption that we should trust the market to serve the needs of society when in fact, markets actually work to satisfy the needs of the most powerful people in those markets. That might be fine when it comes to watches and cars, but it is a recipe for societal collapse when you apply that to things like food which are required to live.

Nick Kyriazi
nkyriazi@comcast.net
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En tant que végétalien libertaire, je suis contre la contrainte. La meilleure façon de gérer la situation est également celle qui ne recourt pas à la contrainte : cesser de subventionner les industries animales (et tout le reste). ____Toutes les subventions prélèvent de l’argent auprès de l’ensemble des contribuables pour le redistribuer à certaines entreprises. Cela permet à ces entreprises de vendre leurs produits ou services à des prix inférieurs. Cela incite les consommateurs à acheter ces produits ou services. Subventionner les producteurs de viande, de produits laitiers et d’œufs revient essentiellement à prélever de l’argent aux végétaliens pour le donner aux non-végétaliens. C’est immoral.____Laissons les prix refléter les coûts réels de la viande, des produits laitiers et des œufs, et nous verrons ce que les gens choisiront.

As a vegan libertarian, I am against coercion. The best way to handle the situation is also the one without coercion: stop subsidizing the animal industries (and everything else). ____All subsidies take money from the entire tax-paying public and give the money to certain businesses. This enables the products or services of those businesses to be sold at lower prices. This encourages consumers to buy those products or services. Subsidizing meat, dairy, and egg producers essentially takes money from vegans and gives it to non-vegans. That is immoral.____Let prices reflect the true costs of meat, dairy, and eggs, and we will see what people choose.

M
mrch6003
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@nkyriazi@comcast.net

Les marchés reflètent les préférences de consommation des plus fortunés, et non les besoins globaux de la société. Cela ne pose pas de problème lorsqu’il s’agit de dépenses discrétionnaires pour des produits de luxe, mais lorsqu’il s’agit de l’alimentation, dont les gens ont besoin simplement pour survivre, c’est une approche très dangereuse.____Les subventions ont pour but d’encourager une production qui n’est peut-être pas rentable, mais qui est socialement bénéfique. Mais bien sûr, grâce au pouvoir de lobbying des industries, ce n’est pas ainsi que les choses se passent dans la réalité. ____À l’heure actuelle, plus de 80 % des subventions agricoles en Suisse sont destinées à l’élevage. Je conviens qu’il faut réduire ces subventions et mieux les cibler, car elles rendent en réalité plus viable qu’elle ne devrait l’être une agriculture très gaspilleuse et destructrice pour l’environnement. Je suis d’accord pour dire que ces produits devraient être plus chers afin de refléter leurs véritables coûts de production, y compris les coûts externalisés liés à l’environnement.____Ayant moi-même vécu quelque temps à la montagne, je comprends pourquoi on pourrait vouloir subventionner l’agriculture dans ces régions, car sans ces agriculteurs, les communautés s’effondreraient. Cela dit, en tant que végétalien et écologiste, je comprends pourquoi, à long terme, il serait peut-être préférable de rendre ces zones à la nature.____Au fait, c’est exagéré de qualifier les subventions de « coercition ». Il s’agit certes d’une intervention de l’État sur les marchés, mais littéralement tous les marchés d’une économie avancée sont créés et soutenus par la présence de l’État depuis leur origine (à commencer par le respect des droits de propriété) ; on ne peut donc pas trop s’indigner que l’État tente de modeler un marché pour répondre aux besoins de la société.

Markets reflect the spending preferences of those with most money, not the overall needs of the society. That is fine when you are talking about discretionary spending on luxury items, but when it comes to food which people require to just stay alive, it is a very dangerous approach.____Subsidies are there to encourage production that might not be profitable but is socially beneficial. But of course, thanks to the lobbying power of industries, that is not what they go to in real life. ____At present, more than 80% of farm subsidies in Switzerland go to animal agriculture. I agree that that needs to be reduced and better targeted because it is actually making farming that is very wasteful and environmentally destructive more viable than it should be. I agree that those products should be more expensive to reflect their true costs of production, including the externalised costs on the environment.____Having lived in the mountains for a while, I can understand why you might want to subsidise farming in those areas because without those farmers, the communities would collapse. Then again, as a vegan and environmentalist myself, I can see why in the long run, it might be better to return those areas to nature.____BTW it is too much to call subsidies coercion. It is the government intervening in markets, but literally every market in an advanced economy is created and sustained by the presence of government from the ground up (staring with the enforcement of property rights) so you cannot get too upset about the state trying to shape a market to meet the needs of society.

J
Jorg Hiker
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Des initiatives similaires au sein de l'Union européenne ont eu des effets négatifs. La Commission européenne a présenté une législation visant à encourager la consommation d'insectes (vers de farine, grillons, etc.). Une mesure censée réduire les émissions de CO₂. Des sommes considérables provenant des contribuables ont été dépensées pour financer les consultations administratives, la recherche et l'adoption de cette loi sur la consommation d'insectes. La droite a critiqué cette mesure, la qualifiant d’« orwellienne ». L’idée a fait long feu car les gens ont refusé d’acheter des aliments contenant des insectes, mais les fonctionnaires ont encaissé leurs honoraires grâce à l’argent des contribuables. Auparavant, le Danemark avait instauré une taxe supplémentaire sur le beurre et d’autres graisses animales, la qualifiant de « taxe sur le péché ». Les Danois aisés ont continué à manger comme avant, mais les personnes démunies, en particulier les retraités, n’avaient plus les moyens de faire leurs courses. Ces études de cas montrent que de telles lois sont coûteuses en termes de frais administratifs et ont des effets secondaires négatifs sur la société.

Similar initiatives in the European Union had negative effects. European Commission introduced legislation about giving people insects to eat (meal worms, crickets etc). Supposedly CO2 friendly. Much taxpayer money was spent on bureaucracy consulting, researching and passing this insect-eating law. Right wing criticized it as Orwellian. The idea flopped because people refused to buy food with insect additions, but bureaucrats cashed their bills from taxpayer money. Earlier, Denmark introduced extra tax on butter and other animal fat, calling it 'sin tax'. Rich Danes ate as before, but poor people, especially pensioners, were unable to afford shopping. These case studies are examples, that such laws are expensive in terms of bureaucratic cost, and have negative side effects on society.

J
Jorg Hiker
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Ne te mêle pas de ce que mangent les autres. Ne me dis pas ce que je dois manger. Ne cache pas de nouvelles taxes sous le prétexte de la protection de l'environnement.

Don't stick your nose into others plate. Don't tell me what I should eat. Don't hide new taxes under environmental do-gooding.

M
mrch6003
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@Jorg Hiker

Le gouvernement devrait-il donc cesser de consacrer environ 15 milliards de francs suisses par an aux subventions accordées à l'élevage (soit environ quatre fois plus que ce qu'il consacre aux subventions accordées à l'agriculture végétale) ?____Cela rendrait la viande, les produits laitiers et les œufs beaucoup plus chers. Cela vous convient-il ?

So should the government stop spending about CHF15 billion a year on subsidies to animal agriculture (about 4x what is spends on subsidies to plant agriculture)?____That would make your meat, dairy and eggs much more expensive. Are you fine with that

D
dr. Gianluca Latino
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La question, à mon avis, va au-delà de **État ≠ liberté individuelle**. L’État a certes un rôle à jouer lorsque l’alimentation, le territoire, l’eau, la santé publique et la sécurité d’approvisionnement génèrent des externalités collectives. Mais réglementer les conditions du système est différent de prescrire ce qui doit se retrouver dans l’assiette. **Sécurité alimentaire ≠ autarcie ; durabilité ≠ régime imposé par l’État ; liberté ≠ absence de règles.** Une bonne politique devrait rendre transparents les coûts et les conséquences, corriger les incitations faussées et préserver la pluralité et le choix. Il ne s’agit pas de décider quoi manger, mais de construire un système alimentaire résilient sans transformer un objectif public en une prescription privée.

La questione, a mio avviso, è più profonda di **Stato ≠ libertà individuale**. Lo Stato ha certamente un ruolo quando alimentazione, territorio, acqua, salute pubblica e sicurezza degli approvvigionamenti producono esternalità collettive. Ma regolare le condizioni del sistema è diverso dal prescrivere ciò che deve finire nel piatto. **Sicurezza alimentare ≠ autarchia; sostenibilità ≠ dieta di Stato; libertà ≠ assenza di regole.** Una buona politica dovrebbe rendere trasparenti costi e conseguenze, correggere incentivi distorti e preservare pluralità e scelta. Il punto non è decidere cosa mangiare, ma costruire un sistema alimentare resiliente senza trasformare un obiettivo pubblico in una prescrizione privata.

W
webertum@wanadoo.fr
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Cette initiative allait en fait dans la bonne direction, mais elle a malheureusement été tuée dans l'œuf par sa propre mère avant même le vote. Franziska Herren manque malheureusement de sens politique et de capacité à tisser des liens. Dommage ! Malgré tout : la Confédération et les responsables politiques n’en font vraiment pas assez pour la santé publique et ignorent avec une malveillance constante les obligations qui leur incombent. Et ils soutiennent massivement une agriculture non réglementée et coûteuse, qui profite à quelques-uns et nuit à beaucoup.

Diese Initiative geht eigentlich in die Richtung, wurde aber leider schon vor der Abstimmung von der eigenen Mutter zu Tode gebracht. Franziska Herren verfügt leider über kein politisches Gespür und die Fähigkeit zu netzwerken. Schade! Trotzdem: Der Bund, die Politik macht viel zu wenig für die Volksgesundheit und ignoriert mit konstanter Bosheit die anstehenden Pflichten. Und unterstützt massiv eine ungeregelte, teure Landwirtschaft, die wenigen dient und vielen schadet.

J
jepyerly@websud.ch

Jusqu’à ce jour, les végans, écolos, une partie de la gauche caviar ont essayé de semer la zizanie dans notre Pays. Heureusement, la population suisse, très intelligente , n'a pas cru à ces balivernes d'enfants gâtés . Je conseille que l'on conduise un troupeau de végan pour brouter l'herbe des alpages. Si nos élus étaient sérieux, ils interdiraient de dépenser de l'argent pour une votation impossible.

B
Bonheur

Il faut une alimentation saine, mais pas trop chère. J’attends les détails pour voter.

J
jepyerly@websud.ch

C'est médicalement connu que les humains végan ,doivent ingurgiter des compléments alimentaires , pour compenser les oligo-éléments que l'on ne trouve pas dans les légumes. D'autre part, les herbages des prairies alpestres ou en pente , pour des question de sécurité, doivent êtres broutées. Je propose que l'on fasse un essai d'une saison estivale, conduire les végan pour brouter l'herbe. C'est vrai que seul le 46 % de nourriture est produite en Suisse. Mais, les ânes qui ont voté NON le 14 juin , sont incapable de constater que l'on a 2 millions de trop d'humains en Suisse. Tout se bétonne au détriment de la nourriture.

W
we-are-all-animals
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@jepyerly@websud.ch

Il est bien connu que l'industrie des compléments alimentaires ne doit pas son existence aux végétaliens, sinon elle ferait faillite. Il est également bien connu que les animaux reçoivent des compléments alimentaires, bien plus que ce que le citoyen lambda ne le pense. Faut-il également aborder la question des antibiotiques et autres médicaments ? __Par ailleurs, les végétaliens pourraient vous rétorquer qu’ils font paître leur bétail dans les montagnes, bonne idée… et vous endureriez la vie d’une vache le jour de votre visite à l’abattoir ?__Sérieusement, seuls 18 % des calories données aux animaux nous sont restituées ; nous pouvons manger directement des plantes et ainsi utiliser moins de terres, moins détruire l’environnement et améliorer notre santé tout en augmentant l’efficacité de la production alimentaire. N’importe qui doté de deux neurones peut comprendre cela.

It is well-established that the supplement industry does not exist because of vegans, otherwise they would be bankrupted. It is also well-established that animals are supplemented, much much much more than what the average citizen is aware. Shall we also bring antibiotics and other medicines into the discussion? __Also, vegans could counter-propose to you, they graze grass in the mountains, good idea... and you endure the life of a cow on the day of visiting the slaughter house?__Seriously, only 18% of calories fed to animals is recovered by us, we can eat plants directly and use less land, destroy less the environment and improve our health while increasing efficiency in food production. Anyone with 2 neurons can understand this.

M
mrch6003
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@jepyerly@websud.ch

Lorsque vous tirez des nutriments des animaux, d’où pensez-vous que ces derniers les ont obtenus ? Des plantes !__Le seul nutriment que vous ne pouvez plus obtenir à partir des plantes est la vitamine B12. Devinez d’où les animaux tirent ce nutriment ? Des compléments alimentaires ajoutés à leur nourriture !____Par ailleurs, de grandes enquêtes démographiques montrent généralement qu’environ 30 à 40 % des omnivores devraient prendre des compléments alimentaires, car ils ne consomment pas tous les micronutriments dont ils ont besoin.____Notez également qu’en matière de gaspillage des terres, la Suisse consacre davantage de cultures à l’alimentation animale (qui gaspille ensuite environ 90 % de la valeur nutritionnelle avant que les humains ne puissent en bénéficier) qu’à l’alimentation humaine.____Il serait donc très facile de nourrir 10 millions de personnes en Suisse si la population consommait moins de viande et de produits laitiers, qui sont mauvais pour la santé, et privilégiait à la place une alimentation végétale plus saine.

When you get nutrients from animals, where do you think the animals got them? From plants!__The only nutrient that you cannot get from plants any more is Vitamin B12. Guess where animals get that nutrient? From supplements to their food!____Also, in large population surveys, it is usually found that about 30-40% of omnivores should be taking dietary supplements because they aren't getting all the micronutrients they need.____Also note that when it comes to wasting land, more crops grown in Switzerland are fed to animals (which then waste about 90% of the nutritional value before humans can get it) than humans eat.____So it would be very easy to feed 10 million people in Switzerland, if people would eat less unhealthy meat and dairy and eat more healthy plants instead.

dario giandeini
Dario Giandeini
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C'est normal qu'il y ait des provocations. Mais lorsqu'une provocation repose sur des thèses vouées à l'échec dès le départ, on frôle les limites, voire on les dépasse. Un référendum qui sera clairement rejeté coûte très cher et détourne des ressources qui pourraient servir à quelque chose de plus important.__Politiser l’alimentation, qui est un facteur essentiellement culturel, pourrait être attribué à la droite, alors qu’ici, c’est la gauche qui l’« idéologise », ce dont elle ne tirera en aucun cas profit, bien au contraire !__L’alimentation évolue au même titre que les pays. De nouvelles tendances apparaissent avec les migrations et sont plus ou moins bien acceptées et répandues. Donner à l’État le pouvoir de réglementer ce qu’il faut mettre dans l’assiette est impensable et antidémocratique. Si l’un des objectifs est d’améliorer la durabilité environnementale, ce ne sera pas en mettant l’accent sur un seul thème, mais en combinant plusieurs éléments.__L’urbanisation galopante, qui prive l’agriculture de terres fertiles, doit être combattue, par souci de cohérence, parallèlement à une redéfinition de la qualité des cultures. Même une sensibilisation de masse, en dehors d’un groupe qui communique par slogans, ne portera pas ses fruits. Au contraire, nous assistons à une polarisation croissante entre ceux qui scandent des slogans et ceux qui préfèrent assumer la responsabilité de ce qu’ils mangent. __L’État doit jouer son rôle et créer les conditions propices au développement d’une culture de l’alimentation, et en aucun cas réglementer ce que chacun peut cultiver ou manger.

Va bene che ci siano provocazioni. Ma quando una provocazione che parte da tesi perdenti in partenza, siamo ai limiti, anzi fuori limiti. Una votazione popolare che sarà nettamente rigettata costa moltissimo e ruba risorse utili per qualcosa di più importante.__Politicizzare l'alimentazione, che è un fattore essenzialmente culturale potrebbe essere attribuibile alla destra, mentre qui viene "ideologizzato" dalla sinistra, che non ne trarrà in nessun caso beneficio, anzi!__L'alimentazione evolve come evolvono i paesi. Nuovi trend arrivano con la migrazione e sono più o meno bene accettati e diffusi. Dare mandato allo stato di regolamentare cosa mettere nel piatto è impensabile e antidemocratico. Se uno degli obiettivi è quello di migliorare la sostenibilità ambientale, non sarà spingendo un solo tema, ma associando più elementi.__La cementificazione, che rapina l'agricoltura di terreni fertili deve essere combattuta, per coerenza, assieme alla ridefinizione di qualità delle colture. Nemmeno una sensibilizzazione della massa, al di fuori di un gruppo che comunica per slogan avrà successo. Anzi, assistiamo ad una ulteriore polarizzazione tra chi urla slogan e chi invece preferisce assumersi la responsabilità di cosa mangia. __Lo stato deve fare lo stato e creare il substrato per far crescere la cultura per l'alimentazione e in nessun caso regolamentare cosa chi può coltivare o mangiare.

M
mrch6003
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@Dario Giandeini

L'État décide déjà de ce que nous mangeons en consacrant 12 milliards de francs suisses par an aux subventions destinées à l'élevage et seulement 3 milliards à l'agriculture végétale. ____Je suis d'accord pour dire que l'alimentation ne devrait pas être politisée. Il faudrait mener une réflexion rationnelle sur ce qu’il est le plus sain, le plus rentable et le plus durable sur le plan environnemental de consommer. Mais toutes ces considérations plaident en faveur d’une consommation nettement réduite de produits d’origine animale ; c’est pourquoi le lobby de l’élevage s’en prend à quiconque avance ces arguments, les qualifiant de « végétaliens radicaux et fous ».

The state is already deciding what we eat by spending CHF12 billion a year on subsidies to animal agriculture and only CHF 3 billion on plant agriculture. ____I agree that food should not be politicised. There should a rational discussion about what is most healthy, most cost effective and most environmentally sustainable to eat. But all those considerations point to eating much less animal products, so the animal agriculture lobby goes to war on anyone making these points as radical vegan lunatics.

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