La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

Histoire de dessous: du secret à la transparence

Le Musée historique de Lausanne présente une exposition sur l’histoire des dessous jusqu’au 30 juillet. Plus qu’un étalage érotique, c’est un regard sur l’évolution de la lingerie qui reflète la transformation des comportements masculin et féminin.

Le Musée historique de Lausanne présente une exposition sur l’histoire des dessous jusqu’au 30 juillet. Plus qu’un étalage érotique, c’est un regard sur l’évolution de la lingerie qui reflète la transformation des comportements masculin et féminin.

Conçue par le sociologue Luzia Kurmann, cette exposition sur les dessous a été réalisée par le Musée historique de Lucerne. En collaboration avec la conservatrice des textiles Ursula Karbacher et la Haute école de design.

Autrefois, la femme se serrait dans des armatures modelant son corps pour mettre en valeur ses formes. Susciter le désir était le seul souci que sa position lui octroyait. En dehors de l’éducation des enfants et des tâches ménagères.

Au contraire, les vêtements masculins étaient sobres et peu diversifiés. L’homme incarnait le monde extérieur des affaires et de la politique auquel la femme n’avait accès.

Or, c’est au XIXe siècle que l’on a commencé à attribuer une signification aux diverses couches de l’habillement. Donnant aux vêtements cachés une dimension intime et sexuelle.

Resté camouflé jusque dans les années 1960-70, le sous-vêtement a alors été évincé par des «bodies» collant à la peau, portés pour être vus, complices d’un érotisme de plus en plus affiché.

L’utilisation du T-shirt, par exemple, montre que la disparition des notions de dessous va de pair avec l’uniformisation de l’habillement féminin et masculin.

Ainsi, la séparation que la société bourgeoise du XIXe siècle avait établie entre ce qui pouvait être vu et ce qui devait être gardé secret a disparu. Les frontières entre les sphères privée et publique sont devenues floues. Obligeant le public à devenir voyeur. Plus encore de l’âme que du corps.

Emmanuel Manzi

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision