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Etats-Unis et Brésil unis depuis Genève contre l’avortement

Les présidents américain Donald Trump et brésilien Jair Bolsonaro veulent porter la lutte de leur gouvernement contre l'avortement sur la scène internationale (archives). KEYSTONE/AP/ERALDO PERES sda-ats

(Keystone-ATS) Les Etats-Unis et le Brésil préparent le lancement d’une alliance internationale contre l’avortement. Les deux pays ont décidé de formaliser ce dispositif dans une Déclaration de Genève sur la promotion de la santé des femmes et le renforcement de la famille.

Révélé par un éditorialiste brésilien établi à Genève, ce projet de déclaration avait été mentionné il y a quelques jours par l’ambassadeur américain au Brésil Todd Chapman lors d’une conférence publique. Des parlementaires ont demandé à entendre le chef de la diplomatie brésilienne pour des éclaircissements sur cette initiative qui pourrait être présentée mardi prochain, selon le journaliste brésilien. Mais le ministère des Affaires étrangères ne fait aucun commentaire dans l’immédiat.

Le projet de déclaration, que Keystone-ATS a pu consulter, relève qu’une discussion était prévue en marge de l’Assemblée mondiale de la santé en mai dernier à Genève. Mais la rencontre des Etats membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait eu lieu en ligne en raison de la pandémie.

Après plusieurs mois de dialogue, le projet de déclaration affirme un engagement à améliorer les soins de santé reproductive pour les femmes, «sans inclure l’avortement». Il rejette également toute politique qui défendrait clairement celui-ci, réaffirmant qu'»aucun droit international» à l’avortement n’est établi.

Les deux pays, dont les présidents Donald Trump et Jair Bolsonaro sont ouvertement opposés à l’avortement, auraient obtenu quelques soutiens et souhaiteraient rallier une trentaine d’Etats à leur déclaration. Ces dernières années, les Etats-Unis ont ciblé différentes résolutions à l’ONU qui mentionnaient l’accès à la santé reproductive, l’avortement sécurisé et le droit des femmes à décider librement des questions concernant leur sexualité.

Il y a quelques jours, le Brésil a durci les exigences pour l’accès à l’avortement des victimes de viol. Seize députés en ont appelé directement à la Haute commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Michelle Bachelet et lui ont demandé d’intervenir pour garantir la protection des droits des femmes.

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