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Le pétrole continue de grimper en flèche

Keystone-SDA

Les cours du pétrole ont atteint lundi leur plus haut niveau depuis 2022, au-dessus des 100 dollars le baril. Les principaux producteurs d'or noir au Moyen-Orient ont commencé à réduire leur production.

(Keystone-ATS) Vers 17h15, le prix du baril de Brent de la mer du Nord s’envolait de 7,2% à 99,44 dollars. Son équivalent américain, le WTI, montait quant à lui de 5,6% à 95,80 dollars.

Les cours ont brièvement frôlé dans la journée les 120 dollars. La dernière fois que les prix ont dépassé les 100 dollars le baril, c’était après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.

Cette hausse s’explique par le fait que les principaux producteurs de pétrole du Moyen-Orient ont commencé à réduire leur production suite aux perturbations survenues dans le détroit d’Ormuz. «Face à la forte restriction du trafic maritime, plusieurs grands pays producteurs, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Irak, ont entamé une réduction de leur production, leurs capacités de stockage se remplissant rapidement», ont observé les analystes de la plateforme Trading Economics.

Selon les analystes d’UBS, le marché pétrolier continuera de se tendre jusqu’à la réouverture du détroit d’Ormuz ou une baisse de la demande. Actuellement, seuls deux ou trois pétroliers traversent le détroit chaque jour, contre 30 à 35 habituellement.

«Tant que l’offre restera limitée, les prix du pétrole continueront d’augmenter jusqu’à ce que la demande diminue», ont écrit les experts de la banque aux trois clés dans un commentaire.

Ces perturbations de l’approvisionnement ont accentué les inquiétudes concernant les pénuries énergétiques mondiales et la hausse de l’inflation. De plus, la nomination de Mojtaba Khamenei, fils du défunt ayatollah Ali Khamenei, comme nouveau guide suprême de l’Iran laisse présager une prolongation des hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

«Les risques que la hausse des prix de l’énergie affecte sensiblement les perspectives de croissance et d’inflation se sont accrus, et la complexité croissante du conflit laisse présager une volatilité des marchés toujours élevée à court terme», ont ajouté les analystes d’UBS.

Inquiétudes autour de l’approvisionnement en gaz

Le gaz TTF néerlandais, qui fait référence en Europe, a bondi lundi, atteignant environ 61 euros le mégawattheure (MWh), sur fond d’inquiétudes grandissantes concernant l’approvisionnement. Vers 17h15, le cours s’était replié, mais restait en hausse de 4,9% à 55,9 euros.

Après l’arrêt sans précédent la semaine dernière de l’usine de gaz naturel liquéfié (GNL) de Ras Laffan, au Qatar, le ministre qatari de l’Énergie a averti que la reprise des opérations et des expéditions pourrait prendre des semaines, voire des mois.

La Russie a également évoqué la possibilité d’interrompre ses exportations de gaz vers l’Europe. Avec des niveaux de stockage inférieurs à 30%, l’Union européenne (UE) sort de l’hiver avec des réserves épuisées.

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