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Stan Wawrinka: «J’ai hâte d’y être»

(Keystone-ATS) 11 ans après avoir disputé une finale contre Andy Murray, Stan Wawrinka est de retour à Doha. Le Vaudois lancera son année 2019 le 1er de l’an avec un 1er tour contre le Russe Karen Khachanov.

Avant d’engager le fer face au vainqueur de Paris-Bercy, Stan Wawrinka s’est livré sans retenue sur ses ambitions pour 2019, bien sûr, mais aussi sur l’année écoulée, celle du come-back. A 33 ans et demi, le triple lauréat d’un tournoi du Grand Chelem veut croire que l’aventure peut encore être très belle.

– Stan, affronter Karen Khachanov au premier tour à Doha n’a rien d’un cadeau. Quelle a été votre première réaction après le tirage au sort ?

«Je me suis dit que je n’aurais pas pu tomber plus mal à moins de jouer contre Novak Djokovic. Derrière Novak, Karen Khachanov est sans doute le joueur le plus redoutable du tableau. Mais honnêtement, cela ne me touche pas vraiment. Je sais que mon classement actuel – 66e – ne m’offre aucune protection. Je ne suis pas obsédé par l’idée de devoir impérativement bien jouer tout de suite. L’année sera longue.»

Mais pas au point de partir battu d’avance…

«Non, même si je nourris un très grand respect envers le jeu de Khachanov. Je suis vraiment l’un de ses fans. Et très heureux de jouer le double ici à Doha avec lui. Mais j’aurai ma chance. Je sors d’une très grosse préparation. Je l’ai conduite en Suisse et à Monaco où je me suis entraîné notamment avec Tomas Berdych et David Goffin. J’ai retrouvé de l’intensité, de la fraîcheur et un niveau de jeu très intéressant. Si j’arrive à maintenir le tout, les résultats suivront.»

Votre dernière apparition publique fut à Bâle pour annoncer votre forfait aux Swiss Indoors en raison d’une blessure au dos. Cette blessure n’est-elle plus qu’un mauvais souvenir ?

«Oui. Je ne me suis plus senti aussi bien sur le plan physique depuis fort longtemps. Ce forfait à Bâle fut un mal pour un bien. J’ai gagné deux semaines sur mon planning et je dois avouer aujourd’hui que j’étais à plat en octobre. Je sortais d’une tournée asiatique bien décevante. J’ai payé à Tokyo et à Shanghaï le prix des efforts consentis durant l’été pour revenir vraiment aux affaires.»

Lors de cette tournée américaine justement, vous battez notamment Diego Schwartzman, Kei Nishikori et Grigor Dimitrov et vous n’êtes pas loin de vous imposer contre Rafael Nadal et Roger Federer. A-t-elle constitué le déclic attendu ?

«Oui bien sûr. J’ai obtenu des résultats à Toronto, à Cincinnati et à New York sans être à 100 % sur le plan physique. Aujourd’hui, je le suis redevenu ! Je suis convaincu que je peux à nouveau battre des grands joueurs.»

Quels sont vos réels objectifs pour 2019 ?

«Je suis persuadé d’avoir retrouvé un… certain niveau de jeu. J’ai des attentes pour 2019. Mais avec ma double opération au genou et le classement qui est aujourd’hui le mien, je ne peux pas claironner vraiment. Je dois rester humble. Je ne vois pas toutefois pourquoi je ne remonterai pas au classement. La question est de savoir jusqu’où. Tout en n’oubliant pas que les années passent aussi pour moi… Mais je veux à nouveau gagner des tournois. N’importe lesquels. un 250, un 500 ou voir plus grand.»

Sur un plan plus général, comment voyez-vous cette année 2019 ?

«Elle s’annonce palpitante. Elle comporte beaucoup de points d’interrogation même si j’ai la conviction que Novak Djokovic, s’il n’est pas blessé, conserve une longueur d’avance sur nous tous. Ils concernent notamment Rafael Nadal et aussi Roger Federer. Rafa peut-il être épargné par les blessures ? Roger peut-il toujours s’imposer dans un tournoi du Grand Chelem ? Et Andy Murray ? Peut-il lui aussi revenir ? Il y a tellement d’incertitudes. J’ai vraiment hâte d’y être !»

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