Une aide nécessaire, selon le ministre jurassien de l’agriculture
Le ministre jurassien en charge de l'agriculture Stéphane Theurillat se dit conscient de "l'effort important consenti dans l'intérêt général" par les agriculteurs. Ces derniers doivent être soutenus par la Confédération, estime-t-il.
(Keystone-ATS) Selon Stéphane Theurillat, la décision de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) constitue «une approche cohérente lorsqu’il s’agit de protéger près de 1,5 million de bovins à l’échelle nationale. La priorité absolue doit rester la protection de l’ensemble du cheptel bovin jurassien et suisse.»
Malgré ces mesures, il existe un risque que la dermatose se propage en Suisse. «Notre agriculture traverse déjà une période difficile. Une crise sanitaire supplémentaire mettrait gravement en péril de nombreuses exploitations», avec des impacts, humains et financiers, «difficilement surmontables», indique le ministre à Keystone-ATS.
Les agriculteurs concernés devront donc être soutenus, poursuit-il. «Nous sommes en contact avec nos homologues romands, avec les représentants de l’agriculture ainsi qu’avec les autorités fédérales afin d’examiner les mesures de soutien possibles. La Confédération doit faire preuve de solidarité envers les éleveurs qui supportent les conséquences les plus lourdes.» Une aide financière rapide est indispensable, tout comme un soutien au niveau organisationnel.
Inquiétudes d’un député
Au lendemain de la décision de l’OSAV, le député Alain Koller (UDC) a déposé une question écrite au Gouvernement jurassien.
Il demande notamment à l’exécutif de préciser quel est le risque d’introduction de la maladie sur le territoire cantonal, quelles démarches sont entreprises auprès de l’OSAV, mais aussi de détailler la stratégie du canton pour prévenir la dermatose et, si nécessaire, agir. Alain Koller demande enfin au Gouvernement s’il entend accompagner les éleveurs concernés, par exemple par le biais d’un fonds d’indemnisation ou d’une aide d’urgence.