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Coronavirus: élèves et familles face à l’enseignement à distance

(Keystone-ATS) Les familles françaises concernées par les fermetures d’établissements scolaires, notamment dans le Haut-Rhin, liées à l’épidémie du nouveau coronavirus, se débrouillent tant bien que mal avec la mise en place de l’enseignement à distance.

Au total, plus de 300’000 élèves sur les 12 millions scolarisés en France, de la maternelle au lycée, sont concernés par la fermeture de ces établissements. Pour assurer la continuité pédagogique, le ministère de l’Education nationale a prévu des dispositifs d’enseignement à distance, dans l’Oise, le Haut-Rhin et Ajaccio.

Dans le Haut-Rhin, le préfet avait d’abord annoncé qu’une centaine d’écoles allaient être fermées, mais c’est finalement l’ensemble des établissements scolaires qui n’accueillent pas d’élèves.

«Vendredi, c’était une journée de chaos», juge Florence Claudepierre, présidente de la FCPE Haut-Rhin et mère d’une fille en terminale à Mulhouse. «Pour l’instant, ça tâtonne, je dis aux parents «pas de pression, il faut se laisser un jour ou deux».

Eric, 35 ans, qui travaille dans le secteur de l’énergie dans le Haut-Rhin, «a préféré mettre les enfants (de deux ans et demi et cinq ans et demi) chez (ses) parents en attendant que ce soit plus clair», faute de pouvoir les garder avec son épouse, orthophoniste.

Jessy Koch, mère de trois filles, a «la chance» d’avoir un travail où elle ne peut «pas aller non plus», et reste donc chez elle.

«Les grandes (en terminale) font les cours sur «Mon bureau numérique» toutes seules. Pour la petite (6e), on a décidé que le matin, ce serait musique et devoirs, ça lui prend deux à trois heures et l’après-midi, c’est vacances», explique cette musicienne à l’orchestre symphonique de Mulhouse. «Pour l’instant, elle n’a pas encore eu de véritables cours, c’est des exercices à faire».

«Chaque prof nous a envoyé un mail avec ce qu’il fallait qu’on fasse (…) Ca peut être un peu énervant avec le bac qui arrive, mais cela ne m’inquiète pas du tout. Quinze jours, ce n’est pas un drame», relativise sa fille Mathilde, 17 ans.

Devoir rendu par e-mail

Elisa, 17 ans, qui habite à Montmacq (Oise), est en première dans un lycée de Noyon. Elle fait partie des 165.000 élèves qui n’iront pas en cours pendant au moins deux semaines dans ce département, l’un des principaux foyers de contamination.

«Pour le moment, je n’ai reçu dans l’ENT (espace numérique de travail) qu’un seul devoir en biologie. Je dois le rendre par email à ma prof, qui va le corriger. J’attends d’autres cours, mais je n’ai encore rien reçu, les profs n’ont pas eu le temps», explique-t-elle lundi matin.

Pour elle, «ça fait bizarre d’être à la maison, d’autant que mes parents travaillent tous les deux, et je m’occupe aussi de ma petite soeur qui est au collège.»

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