Parcours et projets des auteurs de «La source de nos peurs»
Retour sur le parcours des auteurs de "La source de nos peurs", la dessinatrice Hélia Aluai et le scénariste Nicolas Di Meo.
(Keystone-ATS) » Au début, c’était ma mémoire personnelle. Aujourd’hui, j’aimerais travailler sur la mémoire collective, sur la colonisation et les strates d’histoire», confie Hélia Aluai, qui vient du Portugal, où elle a étudié la sculpture à Porto avant un master en architecture. Installée en Suisse, elle transforme ce regard en dessins, créations plastiques et interventions sur textile, souvent hérités de sa famille.
Elle donne des cours de dessin et mène des projets collectifs éphémères. Ses expérimentations incluent également des performances visuelles et musicales, qui dialoguent avec les univers narratifs des récits comme «La source de nos peurs».
L’obsession de la mémoire
«Tout ce que j’écris parle de mémoire», explique Nicolas Di Meo, un Fribourgeois, installé à Lausanne. Dans «Tumika» (La Veilleuse/2024), il raconte la résilience du peuple groenlandais face à la domination danoise et aux influences américaines, tout en abordant le deuil de ses parents. «Étonnamment, ces deux thèmes sont liés : il y a une mémoire qu’on ne veut pas perdre.»
Sa formation en multimédia et graphisme, suivie d’un passage dans la publicité, l’a conduit vers la création artistique et l’enseignement. Ses récits explorent souvent les liens entre mémoire, légendes et résilience.
Depuis six ans, Nicolas Di Meo est le créateur d’un podcast culturel «Ça Résonne», suivi par quelques milliers d’auditeurs par épisode. «Nous n’avons quasiment pas de financement et le faisons par envie de se retrouver, de discuter de culture et de société. C’est peut-être un substitut à une émission radio des années 80 «, explique Nicolas.