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Roger Federer est à nouveau l’homme à battre

(Keystone-ATS) Formidable Roger Federer ! A 33 ans passés, le Bâlois est aujourd’hui à nouveau l’homme à battre. Sa sixième victoire à Cincinnati le propulse comme le favori no 1 du prochain US Open.

Dans l’Ohio, le Bâlois a remporté le 80e titre de sa carrière, son 22e dans le cadre d’un tournoi Masters 1000. Il s’est imposé en finale contre celui qui est devenu au fil des ans son adversaire… préféré: David Ferrer. Victorieux 6-3 1-6 6-2 , il a fêté devant le Valencien un seizième succès en seize rencontres.

David Ferrer a cherché à jouer sans cesse sur le revers de son adversaire pour tenter de briser enfin le signe indien. Mais malgré sa bravoure, son abnégation et un talent que personne ne doit occulter, il s’est attaqué à une sorte de mission impossible. L’ascendant psychologique que Federer exerce depuis des années sur lui – leur premier duel remonte à l’automne 2003 à Vienne – pèse beaucoup trop lourd. Même s’il a été à un point d’infliger un 6-0 au Bâlois dans la deuxième manche, jamais Roger Federer ne fut véritablement en danger. Le «black out» qu’il a connu au deuxième set ne fut qu’une péripétie.

Moins de quinze heures après une démonstration époustouflante lors de sa demi-finale contre Milos Raonic, Roger Federer a conclu sa semaine comme il l’espérait: une victoire avec le titre à la clé pour oublier son jour sans du dimanche précédent à Toronto contre Jo-Wilfried Tsonga. En finale de l’Open du Canada, le Bâlois avait, pour la première depuis trois ans, livré un match sans se procurer une seule balle de break.

Sa première sur le service de Ferrer est tombée à 4-3 au premier set. Le Valencien commettait une double-faute, sa seconde dans ce huitième jeu, pour ouvrir la porte à son rival. A 5-3, Federer devait toutefois écarter quatre balles de break, dont trois consécutives, avant de gagner cette première manche. Après un deuxième set perdu top vite et trop nettement, Federer retrouvait la lumière en signant le break à 2-1 dans la dernière manche sur une petite merveille d’amortie. Parfaitement protégé par sa première balle, il pouvait alors surfer sur la vague de la victoire.

Roger Federer a une semaine devant lui pour recharger ses batteries avant d’attaquer l’US Open, un tournoi qu’il a remporté à cinq reprises mais qui se refuse à lui depuis 2008. Avec un Rafael Nadal incertain en raison de sa blessure au poignet droit, un Novak Djokovic la tête un peu ailleurs entre son récent mariage et sa prochaine paternité et un Andy Murray à la recherche depuis des mois d’une confiance envolée, le Bâlois est le membre du «Big Four» qui offre les meilleures assurances pour Flushing Meadows. Il est d’ailleurs le joueur qui a remporté le plus de matches en 2014, 49 pour être précis. L’an dernier au même stade de la saison, son compteur n’en dénombrait que 32.

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