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Les femmes devront peut-être assister à une journée d'information de l'armée dès 2020 (archives).

KEYSTONE/URS FLUEELER

(sda-ats)

Les cantons veulent obliger à l'avenir les jeunes Suissesses à prendre part à une journée d'information, comme le font les jeunes hommes. Le but est de mieux utiliser le potentiel des femmes à l'armée.

Le service lui-même restera toutefois volontaire pour celles-ci. La Conférence gouvernementale des affaires militaires, de la protection civile et des sapeurs-pompiers (CG MPS) a décidé de travailler à un projet en ce sens lors de sa conférence annuelle.

Les femmes peuvent déjà prendre part à la journée d'information, mais ne sont pas obligées. En la rendant contraignante, le potentiel des femmes pourrait être mieux utilisé par l'armée. Aux yeux des représentants des cantons, on pourrait ainsi élargir les connaissances des jeunes gens sur les instruments de la politique suisse de sécurité.

L'armée, la protection civile et la Croix-Rouge offrent de nombreuses possibilités de carrières de cadres et d'opportunités professionnelles, écrit la CG MPS dans un communiqué. Les informations actuellement disponibles, par Internet notamment, n'atteignent toutefois qu'une petite part des jeunes femmes.

Avec ce projet, les cantons veulent examiner si une journée obligatoire pour toutes les Suissesses est faisable, financièrement et juridiquement parlant. La première n'aurait pas lieu avant début 2020, selon les représentants des cantons. Leur décision a été rendue publique mardi par le journal alémanique NZZ.

Pas de décision

Rien n'a encore été décidé, a précisé à l'ats la porte-parole du Département de la défense Karin Suini. Il a seulement été arrêté de mettre sur pied un groupe de travail, qui devra étudier l'option d'une journée d'information obligatoire pour tous, entre autres idées.

La proposition d'une journée obligatoire pour les femmes vient de la grande muette. En février dernier, le commandant des forces terrestres Daniel Baumgartner avait privilégié une obligation dans un entretien avec la NZZ et souhaitait voir un nombre plus important de femmes dans l'armée.

ATS

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