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«Un des premiers tours les plus difficiles…»

(Keystone-ATS) Ma seule ambition est d’être compétitif lundi pour mon premier tour. Honnêtement, j’ignore si je le serai…» A la veille d’engager les trois coups à Bâle, Rafael Nadal aborde un profil bas.

«Ce premier tour des Swiss Indoors sera l’un des premiers tours les plus difficiles de ma carrière», ajoute-t-il. Il l’opposera à un qualifié.

«Je n’ai repris l’entraînement que mardi dernier», poursuit-il comme pour rappeler d’où il vient. Sur le flanc depuis la fin juillet en raison d’une blessure au poignet droit, le Majorquin a retrouvé les courts au début du mois à Pékin et à Shanghai. «Mais ces deux tournois furent très difficiles. Je n’avais pas le rythme, lâche-t-il. A la limite, c’est comme si je ne les avais pas joués…»

A Shanghai, où il est tombé d’entrée de jeu devant Feliciano Lopez, Rafael Nadal jouait de surcroît sous antibiotiques en raison d’une crise d’appendicite. «D’ici la fin de l’année, je dois impérativement subir une intervention pour la soigner, précise-t-il. Mon but est de pouvoir m’entraîner avec toute l’intensité voulue avant l’Open d’Australie. Je dois encore parler avec mes médecins pour déterminer la date de cette intervention. Peut-être après Bâle, ou plus tard après le Masters. Je n’en sais rien. Je ne peux voir que jour après jour.»

Alors pourquoi donc s’aligner à Bâle ? La réponse à cette question se trouve certainement dans ce contrat de trois ans signé l’an dernier avec les Swiss Indoors. En 2013, Rafael Nadal avait déclaré forfait à la dernière minute. Il s’estimait, avec raison, incapable de réaliser l’enchaînement Bâle-Bercy-Masters en trois semaines. «Ne pas répondre une deuxième année de suite à l’invitation des organisateurs aurait été malheureux», glisse-t-il diplomatiquement.

Une nouvelle fois condamné à entamer un nouveau come-back, Rafael Nadal doit sans doute envier Roger Federer, plus fort que jamais à 33 ans. L’Espagnol le sera-t-il aussi ? «Mon but est de jouer le plus longtemps possible, lâche-t-il. Si je suis plus compétitif à 33 ans, j’irai à la pêche chez moi à Majorque. Cela ne sera pas un déchirement, croyez-moi ! Mon but est d’être compétitif à 28 ans, à 29 ans et à 30 ans. Je suis convaincu que la motivation ne n’abandonnera jamais.»

A propos de Federer, le sujet de la prochaine finale de la Coupe Davis est bien sûr venu sur la table. «Les Suisses peuvent l’aborder avec un réel optimisme, remarque-t-il. Mais le problème pour eux, c’est qu’elle se joue en France… Le premier jour sera crucial. Les Français auront impérativement besoin d’une victoire le vendredi pour espérer.»

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