Adoption de la révision de la loi bernoise sur l’aide sociale
La révision totale de la loi bernoise sur l'aide sociale est désormais sous toit. Le Grand Conseil l'a adoptée mardi en deuxième lecture par 108 voix contre 34 après avoir supprimé le modèle de la franchise communale et accordé des moyens supplémentaires pour les enfants.
(Keystone-ATS) L’opposition est venue des rangs du Parti socialiste et des Vert-e-s qui redoutent que la révision de cette loi datant de 2001 n’exerce une pression encore plus forte sur les personnes touchées par la précarité.
Lors des débats, le Grand Conseil a décidé que les communes n’auront pas à prendre en charge une franchise lorsqu’elles feront le décompte des frais d’aide sociale avec le canton. Il a privilégié le modèle de transparence proposé par la Commission de la santé et des affaires sociales.
Ce modèle prévoit que les coûts de l’aide sociale des autorités soient publiés chaque année et deviennent ainsi comparables, mais sans conséquences financières pour les communes. Pour le Grand Conseil, la franchise n’est pas un outil adapté pour obtenir la baisse souhaitée des coûts dans l’aide sociale.
Besoins des enfants
Une attention particulière sera accordée aux besoins des enfants et des jeunes dans l’aide sociale. Pour les députés, il est important de soutenir davantage leur formation et leur participation à la vie de la société au moyen de «prestations circonstancielles». Ces prestations doivent aussi bénéficier aux enfants et aux jeunes de nationalité étrangère.