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La terre battue comme une évidence

(Keystone-ATS) «Ils seraient trop c…. de ne pas choisir la terre battue !» Comme tant d’observateurs, Georges Deniau est convaincu que la France optera pour la terre battue à Lille.

L’ancien entraîneur de la France et de la Suisse aura sans doute raison. Tout semble, en effet, plaider en faveur de cette surface. Tous deux engagés au Masters de Londres dont la finale est agendée au 16 novembre, Roger Federer et Stan Wawrinka n’auront peut-être pas le temps, s’ils brillent à Londres comme l’an dernier, de s’adapter vraiment aux conditions de jeu de la terre battue indoor. De leur côté, les Français pourront mener une préparation spécifique de plus de deux semaines pour cette finale. Ils ne seront, en principe, pas concernés par le Masters et pourront se consacrer pleinement à cette finale de la Coupe Davis après le Masters 1000 de Paris-Bercy qui s’achèvera le 2 novembre.

Oui, tout plaide pour le choix de la terre battue. Seulement, les «Mousquetaires» ont de la mémoire. Ils n’oublient pas que la défaite a été au rendez-vous lors des deux dernières finales jouées en France. Elles l’ont été sur terre battue, en 1999 à Nice contre l’Australie et en 2002 à Paris-Bercy devant la Russie…

Mais les fantômes du passé, aussi «effrayants» soient-ils, s’effaceront devant la sagesse qui dicte le choix de la terre battue. Un choix qui sonne comme une évidence. Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils ont été tous deux demi-finalistes à Roland-Garros. Et c’est sur terre battue que Richard Gasquet a cueilli ses deux victoires contre Roger Federer. Les Français ont quinze jours pour annoncer leur décision.

Malgré le soutien du public, une préparation bien plus dense et l’avantage du choix de la surface, tout pronostic sera impossible pour cette finale. Roger Federer et Stan Wawrinka peuvent gagner tous deux leurs deux simples comme ils peuvent très bien les perdre. Jouer à l’extérieur est toutefois un handicap qui peut se gommer. La Suisse y était parvenue merveilleusement en 1992 à Nîmes et en 2003 à Toulouse.

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