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Nils Nielsen: «Le plaisir doit primer sur le reste»

(Keystone-ATS) Nils Nielsen assure depuis fin 2018 la lourde succession de Martina Voss-Tecklenburg, restée six ans à la tête de l’équipe de Suisse féminine. Le Danois base sa philosophie sur le plaisir du jeu.

Nils Nielsen, quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés à la tête de l’équipe de Suisse?

«Je veux permettre à l’équipe d’élever son niveau de jeu, de sorte qu’elle soit en mesure de battre n’importe qui et de lutter pour gagner des titres. Je veux que le public soit conquis et que les joueuses prennent du plaisir par le jeu. Pour y parvenir, je suis prêt à changer deux ou trois choses.»

Comme par exemple?

«Des détails. Je voudrais que la Suisse exerce une domination plus nette sur le terrain et, pour cela, il faut de la confiance. Le football est un jeu de mental.»

Quel est le constat de l’équipe que vous dressez actuellement?

«Il y a de solides bases et des joueuses talentueuses. J’ai même été surpris par le niveau et la vitesse dans le jeu lors de notre camp de préparation en janvier. Le seul problème est que l’équipe est vraiment très jeune, la plus jeune du top 20 mondial, et elle doit donc grandir rapidement. Certaines ne sont peut-être pas encore prêtes mais elles le seront dans six mois, pour le début des éliminatoires de l’Euro. L’essentiel est d’avoir un groupe uni et ça, nous l’avons.»

Comment décririez-vous votre philosophie de jeu?

«Le plaisir doit primer sur le reste. Sans plaisir, on n’arrive à rien. Je suis convaincu qu’il faut prendre mais aussi donner du plaisir, afin que le public soit séduit par un football attractif et qu’il vienne au stade. Nous jouons au football parce que nous aimons le ballon. Tu défends parce que tu le dois, pas parce que tu le veux. Il s’agit donc d’avoir la balle et d’en faire un bel usage.»

Vous avez été sélectionneur du Danemark et vous avez qualifié une jeune équipe pour l’Euro. Peut-on comparer ceci avec la situation actuelle de l’équipe de Suisse?

«L’équipe de Suisse est encore plus jeune que le Danemark à l’époque, qui s’appuyait sur quelques joueuses expérimentées. Mais je crois que le groupe que je dirige aujourd’hui a un peu plus de talent.»

Martina Voss-Tecklenburg restera dans les mémoires comme la personne qui a accompagné le développement du football féminin en Suisse et qui a joué un rôle de locomotive. Et vous, comment vous voyez-vous dans vos nouvelles fonctions?

«Je ne le sais pas encore. Je sais ce qu’a accompli Martina ici. C’est une personnalité dans le monde des entraîneurs et elle a énormément apporté. Mais je ne ferai pas comme elle, je suivrai ma propre route. Il ne s’agit pas de faire mieux, mais différemment. De ce point de vue, disons que je ne suis pas une locomotive, mais plutôt un bus.»

Qu’avez-vous retenu de votre expérience avec les M20 chinoises?

«Partir en Chine a été une décision familiale, car nous voulions découvrir l’Asie. Mais les choses ont d’emblée mal tourné puisque mon fils de huit mois, qui ne supportait pas le changement de nourriture, est tombé malade et ne pouvait pas rester à Pékin. Je savais donc que je n’allais pas rester moi non plus au-delà de mon année de contrat.»

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